A table

20 août 2012

Le fromage blanc est frais, on a tué la vache ce matin.

L’indépendance au service de l’intérêt général

6 septembre 2010

“Cette difficulté à croire que l’on puisse effectivement agir en fonction du droit et de l’intérêt général et non au gré d’intérêts personnels ou partisans a fait commettre nombre d’erreurs à mes détracteurs.”

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“Quand le pouvoir de l’argent ne reconnaît plus aucune légitimité à la justice et entend se soustraire aux lois de la République, le contrat social est rompu.

La marginalisation des juges , illustrait à sa manière, la régression de la culture de contre-pouvoir déjà si fragile dans notre pays. Les juges d’instruction n’avaient plus de place dans la système judiciaire. Le 7 janvier 200, lors de l’audience de rentrée de la Cour de Cassation, devant un parterre réunissant les plus hauts magistrats du pays, le chef de l’Etat enterra en grande pompe cette figure honnie des puissants, le juge d’instruction. “Il est donc temps que le juge d’instruction cède la place à un juge de l’instruction, qui contrôlera le déroulement des enquêtes, mais ne les dirigera plus”, décréta-t-il ce jour-là. Le chef de l’Etat devait être le garant de l’indépendance de la Justice. Il s’était, en quelques années, non seulement invité dans les prétoires en demandant justice, à titre personnel, sans que l’on puisse, en retour, lui demander des comptes par la voie judiciaire, mais il avait aussi présidé à la disparition de l’indépendance du juge d’instruction. La démocratie en est sortie affaiblie.”

Un juge à abattre - Isabelle Prévost-Desprez avec Jacques Follorou

C’est la même chanson…

15 juillet 2010

Le scandale est là. Il est dans cette imbrication du pouvoir et de l’argent, des affaires et de la politique. Il est dans le réseau des protections et des complaisances à l’abri desquelles la cupidité se déploie jusqu’à la spoliation de l’épargne publique.

Extrait d’un article de Jean-Jacques Faust à propos de l’affaire de la Garantie foncière publié dans L’Express du 19 juillet 1971

Dans le jardin

20 septembre 2009

D’habitude les cerisiers ça donne des pommes.

La chanson du dimanche

28 septembre 2008

Chaque dimanche (enfin, certains dimanches), une chanson ou un morceau de musique qui appartient à une ou plusieurs de ces trois catégories :

qui me fait frissonner : discrètement mais immanquablement, parfois depuis plusieurs années.

qui m’(a) obsède(é) : ça ne dure toujours qu’une période, relativement courte, de quelques heures à quelques semaines, qui, parfois, peut se renouveler.

qui me rappelle… : quelques minutes de musique associées à quelques minutes ou plus de vie passée.

Champagne, Jacques Higelin
extrait de Champagne pour tout le monde / 1979

La pâte à modeler avant la naissance

28 septembre 2008

J’ai bien rigolé en entendant Jean-Jacques Vanier réciter un court extrait de son nouveau spectacle “Elles” dans l’émission de Kriss Crumble sur France Inter dimanche dernier.

Dans la file d’attente du cinéma

28 septembre 2008

T’as vu l’espèce de frigidaire et puis… euh… le déchet là, dit une petite fille à son papa en montrant l’affiche de Wall-E.

Ce qui va sans dire va mieux en le disant

31 août 2008

Attendre, c’est espérer. Sinon on n’attend pas.

L’amour est très surestimé, Brigitte Giraud

La chanson du dimanche

31 août 2008

Chaque dimanche (enfin, certains dimanches), une chanson ou un morceau de musique qui appartient à une ou plusieurs de ces trois catégories :

qui me fait frissonner : discrètement mais immanquablement, parfois depuis plusieurs années.

qui m’(a) obsède(é) : ça ne dure toujours qu’une période, relativement courte, de quelques heures à quelques semaines, qui, parfois, peut se renouveler.

qui me rappelle… : quelques minutes de musique associées à quelques minutes ou plus de vie passée.

Les vacances au bord de la mer, Michel Jonasz
extrait de Changez tout / 1975

Triptyque

31 août 2008

Je suis toujours réticent face à un concert d’éloges. Je crains, trop souvent à raison, une déception.

En outre, il y a un certain nombre de mes films favoris, puisque c’est de cinéma qu’il s’agit en l’occurrence, qui ne sont pas reconnus comme des chefs d’oeuvre.

Ce dernier critère est donc insuffisant, à lui seul, à me garantir que je serai conquis.

C’est donc non sans une certaine appréhension mêlée de scepticisme que je suis allé voir trois films différents cet été : The dark knight, Wall-E et Le silence de Lorna.

Je dois reconnaître que je n’ai pas été déçu, bien au contraire.

Je n’avais pas été emballé par le précédent Batman tourné par Christopher Nolan, Batman begins.

Avec cette seconde tentative, Christopher Nolan réussit un coup de maître.

The dark Knight réussit à dépasser le genre pourtant très typé du film de super-héros.

Bien sûr, on retrouve les caractéristiques du genre : nombreux effets spéciaux, combats, poursuites, gadgets, lutte du bien contre le mal, etc

Seulement, le film va plus loin que tous ses prédécesseurs du genre.

Le scénario très riche multiplie les rebondissements mais aussi les questions et les dilemmes auxquels le spectateur peut difficilement échapper.

Le film prend ses distances avec le manichéisme de la production américaine habituelle ce qui est particulièrement bienvenue s’agissant des aventures de Batman, héros particulièrement sombre.

La cerise sur le gâteau est l’interprétation exceptionnelle du Joker par Heath Ledger qui donne au film son éclat mais aurait été insuffisante à elle seule à en faire une telle réussite.

A la manière de l’album OK Computer de Radiohead, ce film m’a donné l’impression de regorger de détails, de coins sombres et d’angles morts à découvrir au fur et à mesure de plusieurs visions/auditions, comme si le film pouvait renouveler à chaque fois.

Ce qui m’a bluffé dans Wall-E, le dernier opus des studios Pixar, c’est l’animation des deux robots.

Les deux personnages principaux qui sont donc deux robots à l’aspect très vaguement humanoïde (particulièrement pour Eve) possèdent des visages qui se résument à une paire d’yeux ou plutôt un regard chacun.

J’ai été époustouflé par l’expressivité des deux robots qui passe essentiellement à travers leurs regards, sans dialogue.

Le silence de Lorna des frères Dardenne est très touchant pour le personnage de Lorna et l’interprétation d’Arta Dobroshi et de Jérémie Rénier.

Je ne peux pas m’empêcher de penser que leurs films sont toujours plus proches de la réalité que de la fiction.

Une réalité très dure qu’ils présentent dans toute son humanité avec ses ombres et ses lumières.